Carmilla – Sheridan Le Fanu

Ce récit est écrit dans la pure tradition du roman gothique irlandais, avec son château médiéval perdu dans une contrée reculée et cette jeune héroïne qui relate dans son journal intime tous les événements étranges qui lui arrivent. La narratrice est naïve et innocente, elle a le charme de la jeune anglaise prude du XIXe siècle. Carmilla, quant à elle, est énigmatique et dangereuse, figure maléfique de la nouvelle.

Dans l’Angleterre puritaine de l’époque victorienne, l’auteur ose suggérer l’existence d’une relation homosexuelle entre la brune et sulfureuse Carmilla et la blonde et prude Laura. Evidemment, rien n’est dévoilé, l’érotisme est sous-entendu avec retenue, élégance et sensualité.

Les éditions Tendance Négative ont souhaité remettre à l’honneur un texte quasiment inconnu du grand public français, montrant combien son apport a été déterminant dans la formation de l’image du vampire tel que nous le connaissons aujourd’hui. Carmilla, de Sheridan Le Fanu, compte parmi les textes fondateurs de la littérature vampirique et annonce son célébrissime successeur, Dracula de Bram Stoker, publié en 1897, plus de 25 ans plus tard. Il peut même être considéré comme une œuvre majeure de la littérature fantastique du XIXe siècle, romantique et macabre, tant les atmosphères y sont puissantes et mystérieuses.

– 128 pages
– format 11x18cm
– double perforation
– impression 2 couleurs
– jaspage rouge

Traduction : Audrey Fournier et Malika Baaziz

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Pour rendre hommage à ce bijou littéraire, nous vous proposons un écrin digne des meilleures bibliothèques. Une nouvelle traduction du récit vient noircir les pages d’un livre percé de part en part, comme mordu par la mythique créature nocturne créée par Le Fanu. Au fil des pages, les passages les plus incisifs se recouvrent de sang afin d’accompagner le suspense palpitant et les scènes macabres du récit.

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« Elle me caressa de ses mains, s’allongea à côté de moi et m’attira vers elle en souriant. Je me sentis immédiatement apaisée et me rendormis. Je fus réveillée par la sensation que deux aiguilles avaient été profondément enfoncées dans ma gorge et me mis à hurler. »

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Photos : Camille Cier